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Provided by AGPMONTRÉAL, 26 mai 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- La capacité du Canada à créer des entreprises en démarrage de classe mondiale n’est plus à démontrer. Ce qui pose problème, c’est sa capacité à les faire croître, à les retenir et à les commercialiser au pays. Cet écart persistant doit être comblé, car les enjeux dépassent désormais le capital de risque pour toucher la souveraineté économique, selon le rapport La situation du capital de risque au Canada, publié aujourd’hui par la Banque de développement du Canada (BDC).
« Le Canada est très bon dans la création d’entreprises innovantes. Là où nous accusons un retard, c’est dans notre capacité à les aider à croître et à demeurer ici. Le recours important au capital étranger pour combler cet écart n’est plus seulement un trait du marché : cela a des répercussions sur notre capacité à conserver la propriété, le pouvoir décisionnel et la valeur à long terme. Il s’agit désormais d’un enjeu de souveraineté économique », a déclaré Geneviève Bouthillier, vice-présidente exécutive de BDC Capital, la branche d’investissement de BDC.
Le rapport annuel sur le capital de risque piloté par BDC Capital, l’investisseur le plus actif au Canada en nombre de transactions, révèle que, bien que les investissements en capital de risque soient demeurés résilients avec une baisse modérée de 6 % pour atteindre 8 milliards de dollars en 2025, les capitaux se concentrent de plus en plus dans un nombre restreint d’investissements de grande envergure. Parallèlement, les tours de financement à des stades avancés demeurent fortement tributaires des investisseurs étrangers, qui représentent de 80 à 90 % des capitaux déployés dans les financements de plus de 50 millions de dollars. Cette concentration reflète un déficit de croissance, où un nombre limité d’entreprises accèdent aux capitaux nécessaires pour passer de la phase initiale à la commercialisation.
« Lorsque la propriété, la propriété intellectuelle et le pouvoir décisionnel quittent le pays, le Canada risque de perdre non seulement des retombées économiques, mais aussi son influence sur les secteurs et les technologies qui façonneront son avenir », a ajouté Mme Bouthillier. « Le message est clair : les acteurs de l’écosystème canadien du capital de risque doivent s’attaquer à ce déficit de croissance parce que les enjeux sont bien réels. »
Les sorties d’investissement demeurent limitées, les rendements du capital de risque au Canada accusent un retard par rapport à leurs homologues internationaux, notamment aux États-Unis, et la collecte de fonds au pays est à son plus bas niveau depuis plusieurs années.
Une urgence accrue dans un contexte mondial en mutation
Ces constats surviennent dans un contexte d’incertitude géopolitique accrue, de pressions commerciales grandissantes et de compétition mondiale renouvelée pour les technologies stratégiques, de l’intelligence artificielle aux sciences de la vie, en passant par la défense et les innovations à double usage.
Selon le rapport, l’intelligence artificielle à elle seule représentait près de la moitié des investissements en capital de risque au Canada en 2025. Plus largement, la croissance à des stades avancés dans ce secteur demeure fortement exposée à la prise de décision étrangère.
« La question n’est plus de savoir si le Canada peut innover, a affirmé Mme Bouthillier. Elle est de savoir si nous sommes prêts à mobiliser les capitaux et les partenariats nécessaires pour que cette innovation nous appartienne et profite à notre économie. La souveraineté des données et des systèmes, notamment en intelligence artificielle, est cruciale pour les intérêts commerciaux du Canada en tant que levier de productivité. C’est un élément fondamental que nous devons développer ici, par des entreprises canadiennes, pour répondre aux besoins uniques du marché canadien. »
BDC Capital se positionne comme un acteur clé de cet effort, en renforçant son rôle de catalyseur et contracyclique, en augmentant ses investissements directs et indirects afin d’attirer des capitaux privés, et en ciblant les secteurs où le Canada possède à la fois un avantage et un intérêt stratégique.
« La souveraineté économique ne se construit pas uniquement au stade de démarrage, elle se bâtit lorsque les entreprises prennent de l’ampleur, perdurent et s’imposent à l’échelle mondiale tout en restant ancrées au Canada, a conclu Mme Bouthillier. La fenêtre pour agir se rétrécit, et le coût de l’inaction augmente. »
À propos du rapport
Le rapport annuel La situation du capital de risque au Canada analyse des données internes et externes afin d’évaluer les tendances en matière de demande et d’offre de capital, de performance et de sorties dans l’écosystème canadien du capital de risque.
À propos de BDC, La banque des propriétaires de PME du Canada
BDC se centre sur les propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) et leur offre du financement, des investissements et des conseils. En tant que banque de développement du Canada, nous soutenons aussi les entrepreneur·es qui ont des modèles d’affaires non conventionnels en travaillant avec un réseau de partenaires et nous contribuons au développement de marchés moins bien servis pour libérer leur potentiel économique. Notre mission est de bâtir des entreprises solides et résilientes qui stimulent la croissance économique du Canada. BDC figure parmi les 100 meilleurs employeurs au Canada et détient la certification B Corp. Pour en savoir plus, visitez bdc.ca ou rejoignez-nous sur les médias sociaux.
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